À la galerie Speicher à Rendsburg, à l'extrême Nord Ouest de l'Allemagne, Giraud développe en 1998 un nouveau processus plastique. Il s'agit de muter un événement Musical et Chorégraphique qu'il provoque (Performance), en une forme bidimentionnelle d'estampe (eau forte).
Faire disparaître radicalement par la même frontière entre calcul et hasard. Devant le public il fit danser une ballerine sur une musique Neo-romantique, conservant les traces de sa performance sur des plaques de métal préalablement préparées pour être marquées des pieds nus de la danseuse.
Une technique spécifique a été mise au point par Giraud de manière à rendre compatible le processus de l'eau forte et de l'aquatine à une forme aussi extrême de graphisme : fixer les traces du déplacement d'un corps, de l'effleurement de pointes de pieds sur le sol.
Il en résulte de "Dansants Graphismes" au caractère poétique, qui apparaissent comme une citation ironique de l'Art Informel, et laisse revivre le rayonnement érotique des Antropometries d'Yves Klein.
En Dordogne et à Paris Giraud pousse plus loin son exigent principe de documentation esthétique du mouvement des êtres, tant humains qu'animaux.
Il en résulte, suivant le même principe, d'autres performances publiques et œuvres graphiques.
À Paris, Galerie Pascal Vanhoecke, il immortalise cette fois le mouvement du public, piégé à assister à un strip-tease au centre de la galerie : ici ce n'est plus la danse mais l'attitude du regardeur qu'il place au cœur de la dynamique de l'œuvre.






